Qu’est-ce que le microbiote de la peau  ?

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Le corps possède plusieurs microbiotes (intestin, estomac, poumon, peau…) dont la composition et les rôles varient d’un endroit à l’autre. La peau est composée, de quelques milliards de micro-organismes (bactéries, virus, microchampignons, levures et même acariens). Ce monde microscopique cohabite dans un équilibre propre à chaque individu et ne cesse d’évoluer. Une flore cutanée équilibrée forme une barrière naturelle qui protège le corps des agressions extérieures. C’est pour cela qu’il est important de préserver sa richesse et sa diversité.

femme en extérieur souriant

Qu’est-ce que la peau ?

La peau est le premier organe de défense du corps, c’est pourquoi il est si important d’en prendre soin. D’une superficie de deux mètres carrés et d’un poids de 5 kg, la peau est souple, lisse, résistante, extensible (pensons au ventre des femmes enceintes) et imperméable.

Véritable barrière, elle enveloppe notre corps et protège nos organes vitaux contre les agressions extérieures : micro-organismes, virus, rayons ultra-violets, coups… Vivante, elle se renouvelle constamment. Elle constitue également une véritable usine énergétique qui synthétise la lumière du soleil en vitamine D essentielle à la fixation du calcium sur les os. La peau se constitue de trois couches :

  • L’épiderme : la couche superficielle directement en contact avec l’extérieur. Il est régulièrement irrigué par de jeunes cellules qui se créent continuellement en profondeur, et remontent vers la surface, se débarrassant des cellules âgées. C’est ce que l’on appelle le renouvellement cellulaire. Les pores présents en surface contribuent à la régulation de la température du corps (élimination ou rétention d’eau) ;
  • Le derme : la couche épaisse de la peau qui contient les vaisseaux sanguins, le collagène, l’élastine (pour la souplesse et la résistance), les bulbes pileux, les glandes de sueur et de sébum, les récepteurs sensoriels et régulateurs de température ;
  • L’hypoderme : la couche la plus profonde où se trouve les cellules graisseuses (adiposité) protectrices contre le froid et constituant des réserves d’énergie.

La souplesse de notre peau est le résultat de l’émulsion entre une phase aqueuse (sueur) et des lipides (sébum) formant ainsi un film hydrolipidique. Ce « film gras » protège la phase aqueuse. Trop ou pas assez de lipides est signe de déséquilibre. Un manque de lipides entraine une déshydratation de la peau (sensation de peau sèche et sensible).

Ainsi, le nettoyage de la peau en fin de journée (notamment pour se débarrasser des polluants accumulés) doit être doux et respectueux du pH de la peau afin de ne pas altérer ce film. Pour lutter contre la sécheresse cutanée et restaurer la fonction de barrière de la peau, il est nécessaire d’appliquer quotidiennement une solution émolliente (crème hydratante). Car préserver le film hydrolipidique permet la bonne adhésion de notre flore cutanée. Et nous avons besoin d’elle, car une peau sans microbiote, c’est un peu comme un jardin sans biodiversité : fragile à la moindre attaque.

Pourquoi le microbiote ?

Notre peau est vivante et le microbiote qui l’habite nous protège. Également appelé microbiome cutané, il désigne l’ensemble des micro-organismes vivant à l’intérieur de l’épiderme et à sa surface. La flore cutanée vit en symbiose avec la peau et les micro-organismes vivent en proportion différente en fonction de la zone du corps et du type de peau (sèche, humide ou sébacée – plutôt grasse). Sexe féminin et sexe masculin présentent une signature microbienne différente, ces derniers possédant un microbiote plus acide et moins soumis aux variations hormonales, influençant son équilibre. Notre microbiote se modifie en fonction de l’âge (puberté, vieillesse), du lieu de vie (climat, ville, campagne), de l’alimentation et du style de vie (hygiène, produits cosmétiques, travail, loisir, personnes et animaux avec qui l’on vit…).

La diversité bactérienne de la peau permet de :

  • Protéger l’organisme des bactéries pathogènes et des agressions extérieures (UV, pollution, évaporation…) ;
  • Maintenir le bon fonctionnement de nos cellules et lutter contre le stress oxydatif (vieillissement cutané prématuré).

Ainsi, il est important que nos cosmétiques participent au renforcement de cette barrière naturelle et respecte le pH plutôt acide de la peau (entre 4,5 et 7). Car un microbiome cutané diversifié, riche et équilibré stimule le système immunitaire et favorise la cicatrisation. À l’inverse, son altération peut causer des désagréments comme l’acné ou l’eczéma.

 

Préserver l’équilibre du microbiote de la peau

L’altération et le déséquilibre du microbiote engendrent ce que l’on appelle une dysbiose. En permettant alors aux allergènes de l’environnement (pollens, poussières, savons…) de pénétrer dans l’épiderme et d’agresser le système immunitaire, la dysbiose favorise l’émergence de bactéries pathogènes. Cette agression dérègle les réponses du système immunitaire et provoque un certain nombre de symptômes et de maladies cutanées comme : le psoriasis, l’acné, les dermatites atopiques (eczéma), l’hidradénite, les panaris, mais encore les rougeurs, démangeaisons, inflammations et autres pellicules.

Nos codes et nos modes d’hygiène desservent notre microbiote, car elles en amenuisent la diversité. S’il est important de se laver régulièrement pour limiter les mauvaises odeurs, il est parfaitement inutile de vouloir à tout prix combattre les bactéries. La recherche scientifique et les laboratoires cosmétiques tentent de trouver les moyens d’améliorer, voire de restaurer un microbiome cutané altéré, avec l’utilisation de crèmes et de traitements expérimentaux. Mais cela n’est encore qu’au stade expérimental.

Comment prendre soin de son microbiote ?

Pour prendre soin de notre peau et de l’équilibre de notre microbiote, le plus important est d’adopter une bonne routine cosmétique du visage :

  • Le matin : réveiller la peau avec un spray d’eau thermale ou florale ;
  • Masser le cou et le visage avec un soin hydratant ;
  • Choisir un maquillage léger et doux qui laisse la peau respirer ;
  • Le soir : se laver le visage avec un produit nettoyant doux, sans colorant, sans sulfates, sans conservateurs et adapté au pH de la peau (pH=5,5) afin d'éliminer l’excès de sébum, le maquillage, les impuretés et la pollution accumulée au cours de la journée ;
  • Rincer le visage à l’eau froide ;
  • Sécher le visage avec un linge propre ;
  • Masser cou et visage avec un émollient (eau/huile). 

Des produits cosmétiques adaptés au microbiote de la peau sont les seuls à pouvoir préserver sa bonne santé et son équilibre.

 

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